Spadel

Spadel produit et vend des eaux minérales naturelles, des eaux de source et des boissons minérales rafraîchissantes au Benelux (Spa, Bru, Zyla), en France (Carola, Wattwiller) et en Bulgarie (Devin). Notre mission est de connecter les gens et la nature pour une vie plus saine, aujourd’hui et demain. Spadel est fortement engagé dans l’action climatique et a été certifié B Corp en 2022.

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Les bus autonomes, une histoire américaine ou chinoise? Il suffit d’aller voir à Louvain.

« Le vrai changement commence quand on choisit de ne plus prendre sa voiture. » La mobilité après The Shift. Entretien avec Ann Schoubs, directrice générale de De Lijn.

After The Shift - De Lijn

La mobilité représente entre 20 et 25 % des émissions mondiales de CO₂. Alpiniste passionnée, Ann Schoubs constate de près les dégâts causés par le dérèglement climatique. En tant que directrice générale de la société de transport public De Lijn, elle a donc fait de la durabilité une priorité absolue. « Notre objectif est de donner envie au plus grand nombre de changer de réflexe : laisser la voiture au profit du bus, du tram, du vélo, de la marche – ou, qui sait, un jour peut-être, du drone. »

« J’ai attrapé le virus de la mobilité il y a longtemps. Depuis 2021, je suis directrice générale de De Lijn. Avant cela, j’ai travaillé de nombreuses années à la SNCB. Pour moi, transport public et développement durable ont toujours été intimement liés. Le transport public est, presque par définition, une forme de mobilité durable. Dans une voiture, il y a au mieux quatre ou cinq personnes. Bien souvent, le conducteur est seul. Un bus transporte des dizaines de passagers, un tram encore davantage. Autant de personnes qui ne sont pas coincées seules dans leur voiture, dans les embouteillages. Les émissions par passager y sont nettement plus faibles. »

« Pendant mon temps libre, je pratique l’alpinisme. Dans les Alpes, l’impact du réchauffement climatique est extrêmement visible. Là-bas, les études abstraites et les chiffres prennent une dimension douloureusement concrète. Au cours des trente dernières années, j’ai vu disparaître glacier après glacier. Au-delà de 4 000 mètres, le permafrost fond et les sommets deviennent moins stables. C’est un drame pour les alpinistes, mais surtout un signal d’alarme pour la planète. »

« Une autre de mes passions est l’entomologie, l’étude des insectes. Là aussi, j’ai pu observer de près les effets du changement climatique. On constate une nette diminution des syrphes, pourtant essentiels à la pollinisation des plantes et des fleurs. La biodiversité reçoit moins d’attention, mais c’est un sujet qui mérite tout autant d’être pris au sérieux. »

« Inutile donc de me convaincre de l’importance du développement durable. Mais l’impact du transport public va bien au-delà. Qu’elles roulent ou qu’elles soient à l’arrêt, les voitures occupent énormément d’espace. Moins de voitures, c’est non seulement moins d’émissions de CO₂, mais aussi plus de place pour le vert, pour les équipements collectifs, pour les usagers les plus vulnérables. Sans même parler des nuisances sonores. Les raisons ne manquent pas pour investir, en tant que société, dans une mobilité durable. »

Verdir et séduire

« Si l’on remplaçait une à une toutes les voitures à essence et diesel par des voitures électriques, nos émissions de CO₂ chuteraient fortement. La pollution de l’air et le bruit diminueraient eux aussi. Mais ce changement ne résoudrait évidemment ni les embouteillages ni le manque d’espace public : une voiture électrique occupe toujours autant de place. En outre, ces véhicules nécessitent de nombreuses matières premières, qui sont limitées et difficiles à extraire de manière propre. Oui, les voitures électriques sont nécessaires. Mais nous devons en parallèle réduire le nombre de déplacements effectués en voiture. »

De Lijn after the shift

« Chez De Lijn, nous avançons sur ces deux fronts. Nous verdissons progressivement notre flotte, avec de plus en plus de bus électriques. Ils n’émettent plus de gaz d’échappement. En plus, ces bus sont plus confortables, plus silencieux et plus modernes. Autant d’éléments qui donnent envie aux gens d’opter pour les transports publics. »

« Le plus grand gain en matière de durabilité ne réside pas dans une flotte plus verte, mais dans une part plus importante des déplacements effectués en transports publics. Moins de voitures sur les routes, davantage de personnes qui choisissent le bus, le tram ou le train. En parallèle des enjeux de durabilité, nous devons donc aussi travailler sur la fluidité et le confort. La Flandre s’est fixé pour objectif d’atteindre 50 % de mobilité durable. Un objectif que nous n’atteindrons jamais sans un réseau solide et bien développé de modes de transport durables. »

Bientôt le trajet domicile-travail en drone ?

À Paris, les navetteurs peuvent depuis peu se rendre au travail en téléphérique. Une piste pour De Lijn ? « En tant qu’alpiniste, je ne suis pas une grande adepte des téléphériques – ils amènent la foule en montagne », sourit Ann Schoubs. « Mais en ville, pourquoi pas ? »

« Je n’ai pas de boule de cristal, il m’est difficile de prédire comment nous nous déplacerons en 2050. Ce dont je suis certaine, en revanche, c’est que la mobilité partagée et les transports publics joueront encore un rôle central, en 2050 comme en 2100. Il y aura toujours un besoin de mobilité accessible et abordable pour un large public. Ce seront peut-être encore des bus, des trams et des trains. Ou, qui sait, des drones ou de petits aéronefs électriques. À condition toutefois de ne pas simplement déplacer les embouteillages de la route vers le ciel. »

La technologie évolue rapidement. Les bus autonomes ne relèvent plus d’un futur lointain réservé aux États-Unis ou à la Chine, souligne Ann Schoubs. « À Louvain, un projet pilote est déjà en cours avec deux bus. Ils apprennent à circuler dans un environnement complexe. Lorsqu’un auditoire universitaire se vide, ce sont des centaines de piétons et de cyclistes qui se retrouvent en même temps dans la rue. Les algorithmes capables de gérer ce type de situation s’améliorent en permanence. La percée du transport autonome aura lieu, j’en suis convaincue. Peut-être dans cinq ans, peut-être dans dix. »

« Est-ce que cela signifie que nos chauffeurs deviendront tous superflus ? Bien sûr que non. Leur rôle évoluera, en revanche. La gestion et le dispatching gagneront en importance. Des stewards seront nécessaires pour accompagner et orienter les passagers. Aujourd’hui, cette dimension humaine est plus difficile à assurer pour les chauffeurs, surtout sur les lignes très fréquentées. C’est un paradoxe intéressant : plus la technologie est avancée, plus elle crée de l’espace pour un véritable contact humain. »

Regarder au-delà de son propre périmètre et co-créer

Ann Schoubs établit un lien entre les bus autonomes et l’évolution vers des services de transport flexibles, à la demande. « Cette évolution est inévitable. Tout le monde sait que l’aménagement du territoire en Flandre rend notre mission plus complexe. C’est un fait avec lequel nous devons composer. Cela nous oblige surtout à réfléchir soigneusement à l’organisation de nos transports publics. Qu’un chauffeur transporte 100 personnes ou seulement 3, l’impact sur l’efficacité des coûts est considérable. Or, nous travaillons avec des fonds publics, que nous devons utiliser de la manière la plus judicieuse possible. »

« Lorsqu’on vit dans une zone isolée, on ne peut pas s’attendre à avoir un arrêt de bus devant sa porte. D’autres solutions sont nécessaires. En 2024, dans les zones moins densément peuplées, nous avons opéré un changement important : passer d’une offre classique et fixe à des services de transport flexibles, à la demande. Cela a suscité de nombreuses réactions. Nous constatons que les usagers doivent encore effectuer un changement de mentalité : ne plus consulter un horaire, mais réfléchir au moment où ils ont besoin d’un déplacement et le réserver. Grâce à des bus de plus petite taille, nous pouvons amener les habitants des zones plus isolées vers les grands axes de transport. Dans cette première couche du réseau, je vois un rôle majeur pour le transport autonome à l’avenir. »

« Ce dont nous avons surtout besoin aujourd’hui, c’est de davantage de coopération. Prenons un exemple : l’essor du vélo électrique a profondément transformé les premiers et les derniers kilomètres des trajets. Pourtant, les infrastructures de stationnement sécurisé pour les vélos ne sont pas encore disponibles partout. Sur ce point, nous avons souvent peu de prise directe et dépendons des gestionnaires de voirie – les villes, les communes ou l’Agence flamande des routes et de la circulation. Or, il s’agit d’un maillon essentiel de la chaîne de mobilité. Tous ces maillons doivent être bien mieux coordonnés. »

« Grâce à une organisation comme The Shift, nous pouvons regarder au-delà de notre propre secteur, vers d’autres entreprises et d’autres domaines. Pour les bus autonomes, nous collaborons avec un partenaire externe : ils apportent la technologie, nous l’expérience du terrain et l’échelle nécessaire pour tester l’innovation et la déployer largement. La co-création et les partenariats sont l’avenir du développement durable. »

Envie, comme Ann, de contribuer activement à une économie plus durable ?

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Pourquoi l’avenir de l’alimentation pourrait bien ressembler à une pizza

« L’alimentation de demain devra être incroyablement savoureuse, sinon elle n’aura aucune chance de s’imposer. » L’alimentation après The Shift. Entretien avec Alice Lemesle, Senior Sustainability Manager chez Danone Benelux.

Production site Danone

Alimentation imprimée en 3D, yaourts à base d’algues, emballages comestibles… Le secteur alimentaire est à l’aube de profondes transformations, largement portées par la transition vers des modèles plus durables. En tant que Senior Sustainability Manager chez Danone Benelux, Alice Lemesle se trouve au cœur de ces évolutions, et elle s’en réjouit. « L’alimentation du futur ne devra pas seulement être saine, de saison et durable », souligne-t-elle. « Elle devra avant tout être délicieuse. »

Alice Lemesle Danone Benelux

« Tout l’enjeu consiste à trouver le « sweet spot » entre bénéfices pour la santé, bénéfices pour le climat et acceptabilité sociale », explique Alice Lemesle. « Quand on y parvient, un nouveau produit a réellement une chance de réussir. On ne peut pas atteindre des objectifs climatiques ou de biodiversité si les gens ont le sentiment d’en payer seuls le prix. C’est la même chose pour le goût », ajoute-t-elle. « Un nouveau produit doit être savoureux, sans compromis. Même meilleur que celui qu’il remplace. L’alimentation reste, et restera toujours, profondément émotionnelle. »

À la question de savoir si Danone a déjà trouvé ce « sweet spot », Alice marque un temps d’arrêt. « Il y a bien sûr Alpro, qui joue un rôle clé au sein de notre portefeuille. Ce qui est intéressant avec Alpro, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être vegan pour aimer la marque. Elle s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent manger de manière plus consciente. Mais nous essayons aussi d’étendre cette logique végétale à des segments moins visibles, comme la nutrition médicale et l’alimentation par sonde. On constate alors que certains produits végétaux ou hybrides présentent non seulement une empreinte plus faible, mais sont aussi mieux tolérés par les patients. En nutrition médicale, aucun compromis n’est possible sur la santé. Dès lors, lorsqu’une option plus durable offre en plus de meilleurs résultats médicaux, c’est vraiment remarquable. Surtout si l’expérience patient reste inchangée. On se retrouve alors dans une situation gagnant-gagnant-gagnant. C’est précisément ce sweet spot dont je parlais. »

La durabilité ne se joue pas uniquement dans les labos de R&D

Danone entend utiliser l’alimentation comme un véritable levier de santé. L’entreprise a récemment ouvert à Paris le One Biome Lab, dédié au rôle du microbiote et à la santé intestinale. « Dans ce laboratoire, nous cherchons à développer des produits qui apportent une réelle valeur ajoutée à la santé », explique Alice. « La recherche et l’innovation sont essentielles pour l’avenir de l’alimentation. C’est naturellement ce à quoi l’on pense en premier. Mais la durabilité ne se joue pas uniquement dans les laboratoires de R&D ou dans les bureaux. Elle se joue avant tout sur le terrain. »

Susatinable 3D food

En Belgique, Danone travaille en étroite collaboration avec des éleveurs laitiers autour de l’agriculture régénérative. L’accent est mis sur l’amélioration de la santé des sols, le renforcement de la biodiversité, le bien-être animal et la réduction des émissions. « Par exemple, grâce à un additif spécifique dans l’alimentation des vaches, il est possible de réduire les émissions de méthane jusqu’à 40 % », explique Alice Lemesle. « C’est un impact véritablement considérable. L’agriculture de précision joue également un rôle clé. Soutenue par des technologies telles que les images satellites et les capteurs, elle nous offre un levier important pour maintenir les terres à la fois productives et en bonne santé sur le long terme. J’y vois un énorme potentiel. »

De nouveaux récits

« Mais ce n’est pas encore suffisant », poursuit Alice. « Il s’agit aussi de créer de nouveaux récits dans la société. On peut travailler intensément sur son propre portefeuille, mais si les normes sociales n’évoluent pas en parallèle, on finit par se heurter à un plafond », explique-t-elle. « C’est pourquoi Danone participe à des initiatives telles que le Green Deal Eiwitshift et s’engage très activement au sein de réseaux comme The Shift. Ces espaces permettent aux entreprises, aux organisations et à d’autres acteurs de partager leurs expériences, leurs échecs et leurs réussites. Nous aidons parfois des entreprises plus petites grâce à notre expertise, mais nous apprenons tout aussi souvent d’elles. C’est un échange à double sens. Personne n’a toutes les réponses. »

Un domaine où se concentrent toutes les tensions entre sécurité, impact environnemental et coût, c’est l’emballage. « C’est sans doute le dossier le plus complexe », reconnaît-elle. « Les emballages doivent garantir la sécurité alimentaire, rester abordables et fonctionner d’un point de vue logistique, tout en étant idéalement réutilisables. Les emballages comestibles font l’objet de nombreuses recherches et c’est extrêmement intéressant. Mais, selon moi, la première étape est évidente : tout ce qui arrive sur le marché doit être recyclable. Les matériaux superflus doivent disparaître et, lorsque c’est possible, des matériaux recyclés doivent être utilisés. Ensuite se pose la question de savoir comment remplacer autant que possible les emballages à usage unique par des systèmes réutilisables ou par des emballages qui ne génèrent réellement aucun déchet. »

Elle évoque un projet pilote autour de pots de yaourt réutilisables, fonctionnant en circuit fermé. Les pots étaient rapportés, lavés puis remplis à nouveau. « Sur le plan conceptuel, tout tenait parfaitement la route », explique-t-elle. « Mais, dans la pratique, les capacités de lavage disponibles à proximité étaient insuffisantes. Les pots devaient être transportés sur plusieurs centaines de kilomètres pour être nettoyés, ce qui, d’un point de vue environnemental, n’était évidemment pas idéal. Cette expérience nous a appris qu’une entreprise ne peut pas déployer ce type de système seule, quelle que soit sa taille. Il faut des infrastructures locales, des distributeurs prêts à jouer le jeu, et des consommateurs disposés à participer.»

« Et il ne s’agit pas uniquement d’idées révolutionnaires », poursuit Alice. « Il n’y a pas si longtemps, nous avons retiré la sleeve autour de l’emballage d’Actimel. Cela représente seulement quelques dixièmes de gramme par emballage. Mais à l’échelle à laquelle Danone opère, cela signifie des tonnes de plastique en moins chaque année. C’est ce genre d’impact, très concret, qui rend ce travail si enthousiasmant. »

Lemesle travaille aujourd’hui depuis six ans pour le géant de l’agroalimentaire. « Lors de mon master en sustainable development, j’ai effectué un stage chez Danone, et finalement, je n’en suis jamais vraiment repartie », raconte-t-elle. « C’était comme si tout me menait naturellement dans cette direction. J’ai d’abord travaillé chez Danone en France, puis une mission pour Alpro m’a amenée en Belgique. Ma famille est originaire de la région de Lille, donc la Belgique n’était pas totalement inconnue pour moi. »

Les algues ont de l’avenir

Mais revenons à l’alimentation du futur : où Alice Lemesle voit-elle le plus grand potentiel ? « Comme vous pouvez le constater à travers tout ce que je raconte, ce n’est pas une question à laquelle on peut répondre simplement », dit-elle. « Il y a toujours de nombreux paramètres à prendre en compte. Mais si je devais vraiment en citer un, je dirais les algues comme source de protéines. Personnellement, je trouve cette piste particulièrement intéressante. Les algues sont extrêmement prometteuses, notamment parce qu’elles pourraient, là encore, atteindre ce sweet spot. À la base, elles sont relativement peu coûteuses à produire. Certes, la technologie reste aujourd’hui encore assez chère, parce que nous n’en sommes qu’aux débuts, mais cela évoluera. En outre, les algues sont riches en nutriments, peu émettrices de CO₂ et les produits alimentaires à base d’algues sont relativement bien acceptés sur le plan social. Leur polyvalence est remarquable : elles permettent de créer des textures et des saveurs très proches des produits traditionnels. Nous n’en sommes vraiment qu’au début. »

Alice tient toutefois à nuancer : quand il s’agit de prédire l’avenir de l’alimentation, mieux vaut ne pas la prendre trop au sérieux. « Je ne suis pas experte en prospective », dit-elle. « Je ne suis ni futurologue ni développeuse de produits. Je suis sustainability manager. Mais si vous me demandez ce que sera l’alimentation du futur, je pense tout simplement… à la pizza. »

« L’alimentation doit rester une source de plaisir. Mon futur idéal est celui où l’on mange sainement, de saison, aussi local que cela a du sens, avec des emballages minimalistes et intelligents. Et surtout, où l’on se régale. D’où la pizza. J’imagine une base en farine complète, éventuellement enrichie d’algues ou d’autres ingrédients riches en protéines. Une sauce tomate généreuse, préparée à partir de tomates savoureuses et de saison. Des légumes comme le potiron ou les champignons à l’automne. Un fromage régional, à faible impact, produit avec du lait issu de l’agriculture régénérative. Et une très bonne alternative végétale au jambon, riche en protéines et pauvre en CO₂.
C’est d’ailleurs ce qui me manque le plus en tant que végétarienne : un jambon vraiment savoureux. Bon, on ajoute encore quelques olives, et c’est prêt ! Désolée si ce n’est pas très futuriste », sourit-elle. « Mais l’alimentation doit, tout simplement, être délicieuse. Sinon, elle n’a aucune chance de s’imposer. »

« Le plaisir est tout simplement un facteur clé sur le chemin de la durabilité, un élément que nous ne devons pas perdre de vue. Si quelque chose est plus savoureux ou plus agréable et plus durable, alors cela peut réellement fonctionner. Il en va de même pour la manière dont les dirigeantes et dirigeants abordent le développement durable. Si celle-ci se résume à des règles et des contraintes, la transition ne décollera jamais vraiment. Il faut du courage, de l’inspiration, de la coopération, et un autre cap. Tant que la réussite se mesure uniquement à l’aune du profit, les choix durables resteront toujours perçus comme des « options en plus ».”

« Nous devons oser adopter d’autres indicateurs de progrès : le bien-être au sein de l’entreprise, l’impact social, la résilience écologique. Et le plaisir d’explorer ce qui est possible. La curiosité de tout ce qu’on peut inventer. Si l’on réunit tous ces ingrédients et qu’on en fait une pizza, alors tout ira très bien ! »

Envie, comme Alice, de contribuer activement à une économie plus durable ?

The Shift abat vos barrières et vous met en lien avec des partenaires inattendus: entreprises pionnières, pairs d’autres secteurs, experts et décideurs. Ensemble, nous relevons vos défis les plus complexes en matière de développement durable. Parce qu’ensemble, nous pouvons voir et faire plus.

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Belgian Alliance for Climate Action

L’Alliance belge pour l’action climatique (BACA) a été fondée en 2020 par The Shift et WWF-Belgique afin de relier les organisations qui partagent l’ambition d’accélérer la transition vers une société climatiquement neutre. Elle se concentre sur l’action climatique basée sur la science à travers les Science-Based Targets, l’apprentissage par les pairs, les ateliers interactifs et les événements inspirants.

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Outre la connaissance des données, il est important d’être en contact avec vos fournisseurs. C’est pourquoi nous les avons invités à signer une charte afin de savoir où ils en sont dans leur cheminement vers le net zéro.

Nikki Van De Keere
Sustainability Manager
Telenet Group

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Le programme a facilité une partie de mon travail. Il est désormais plus facile de contacter quelqu’un pour lui poser une question, et cet échange fournit des informations directes pour notre propre organisation.

Lies De Meyer
Sustainability Manager Procurement
bpost

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Notre engagement envers la SBTi nous donne une « étoile polaire » claire, scientifiquement fondée, crédible et suffisamment ambitieuse pour stimuler une véritable innovation.

Catherine Vandepopuliere
Sustainable Mobility
D' Ieteren

Decarbonised Supply Chains

Les émissions de la chaîne d’approvisionnement sont en moyenne plus de 11 fois supérieures aux émissions directes d’une entreprise. En d’autres termes, le scope 3 joue un rôle clé dans toute démarche de décarbonisation. Dans ce réseau d’apprentissage, vous échangerez avec d’autres professionnels des stratégies concrètes pour mobiliser les fournisseurs et réduire les émissions à grande échelle.

Journey to Net Zero

Comment gérez-vous le défi climatique croissant et l’évolution constante de la réglementation ? Le défi climatique prend de l’ampleur et la réglementation européenne évolue rapidement. Les organisations doivent anticiper et agir de manière ciblée. Au sein de ce réseau d’apprentissage, vous unissez vos forces à celles d’autres pionniers. Vous traduisez les ambitions en actions concrètes et, en vous appuyant sur un cadre scientifique, vous élaborez une stratégie « zéro émission nette » fondée sur des données solides et pérenne.

Velux et ArcelorMittal : partenaires dans la circularité

Sabine Pauquay (Velux) et ArcelorMittal montrent comment une coopération étroite peut réduire considérablement les émissions de CO₂ dans l’industrie sidérurgique.

 

 

En tant que directrice des affaires publiques chez VELUX , Sabine Pauquay s’engage à atteindre les objectifs en matière de climat et de circularité en reliant les parties prenantes publiques et privées. Dotée d’un grand sens politique et d’une passion pour la nature, elle aide le secteur du bâtiment à évoluer vers la neutralité carbone.

« Je pense que la circularité jouera un rôle de plus en plus important à l’avenir. Il ne s’agit pas seulement de décarbonisation – bien qu’il s’agisse évidemment d’un facteur clé – mais aussi de relever d’autres défis urgents tels que la perte de biodiversité et le renforcement de la résilience des chaînes d’approvisionnement. »

Velux collabore avec ArcelorMittal pour décarboniser la production d’acier. Comment ce partenariat contribue-t-il à vos objectifs de circularité ?

Notre coopération avec ArcelorMittal s’inscrit dans la durée. Cette vision à long terme permet de fixer des objectifs communs et des étapes claires. Cela garantit également la sécurité des investissements pour les deux partenaires.

Mais notre coopération va au-delà de la simple planification. Par exemple, nous communiquons activement sur nos efforts conjoints pour favoriser le changement dans le secteur. D’un point de vue pratique, nous concevons ensemble de nouveaux produits et explorons les moyens de réduire les émissions, non seulement pendant la production, mais aussi pendant le transport.

Intégrer la circularité au sein d’une organisation n’est pas une tâche facile. Quels sont les défis que vous avez rencontrés sur votre chemin ?

L’un des aspects les plus importants de la circularité est la prise de conscience qu’elle a un effet transformateur sur une entreprise. Il ne s’agit pas seulement d’une série d’initiatives, mais aussi d’un changement profond dans notre façon de travailler.

 

Heureusement, la circularité offre également de nombreuses possibilités de développer de nouveaux modèles d’entreprise, surtout si l’on adopte une vision à long terme. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises se concentrent encore fortement sur l’augmentation des volumes de production, mais nous devons changer d’état d’esprit. La circularité nous oblige à rompre le lien entre l’utilisation des ressources et la croissance économique – un changement de mentalité, mais essentiel pour une économie à l’épreuve du temps.

Je pense que la circularité jouera un rôle de plus en plus important à l’avenir. Il ne s’agit pas seulement de décarbonisation – bien qu’il s’agisse évidemment d’un facteur clé – mais aussi de relever d’autres défis urgents tels que la perte de biodiversité et le renforcement de la résilience des chaînes d’approvisionnement.

Quels sont vos conseils pratiques pour les entreprises qui souhaitent travailler de manière circulaire selon le principe « réduire, réutiliser, recycler » ?

Avant toute chose : mesurez votre impact. La durabilité commence par la compréhension de votre situation actuelle afin que vous puissiez vous concentrer sur les leviers les plus importants. Pour les entreprises manufacturières, il est essentiel de repenser la conception des produits. Un projet pilote peut s’avérer utile, mais évitez de vous concentrer sur des initiatives qui, en fin de compte, ne changent pas grand-chose à votre empreinte globale – choisissez consciemment des actions qui génèrent un impact réel.

En outre, n ‘oubliez pas vos clients. Nous sommes parfois tellement occupés à améliorer les solutions existantes que nous perdons de vue la question de savoir si ces solutions sont toujours les bonnes. La véritable innovation commence par une remise en question de la manière dont nous répondons aux besoins des clients.

 

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Carmeuse mise sur la biodiversité

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Dans un monde marqué par l’urgence et les crises systémiques, le moine zen Bart Weetjens plaide pour un leadership qui commence par soi-même. Pas de solution miracle, mais une transformation en profondeur.

À The Climate Shift, nous pensons que les véritables progrès commencent par des actions concrètes en faveur du climat et qu’ils se développent en apprenant et en agissant ensemble. Y a-t-il des défis climatiques que vous aimeriez explorer avec d’autres organisations ? Vous et vos fournisseurs souhaitez faire partie de la force motrice d’une économie nette zéro ?

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Comment bpost implique ses fournisseurs dans la question climatique

Une chaîne d’approvisionnement à faible empreinte carbone nécessite une collaboration. Lies De Meyer (bpost) explique comment les données, le dialogue et l’apprentissage des autres font la différence.

Lies De Meyer était Sustainability Manager Procurement chez bpost jusqu’en août 2025. Elle y dirigeait les efforts visant à rendre la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise plus durable. En se concentrant sur la transparence des données et l’engagement des fournisseurs, elle joue un rôle clé dans la traduction des ambitions climatiques en stratégies d’approvisionnement concrètes.

Quelles sont les mesures déjà prises par bpost pour mettre en place une chaîne d’approvisionnement à faible émission de carbone ?

L’année dernière, nous avons lancé un programme majeur, basé sur une stratégie claire de lutte contre les émissions de carbone. Nous avons commencé par cartographier nos données – et nous sommes maintenant passés à l’activation et à l’engagement des fournisseurs.

Quel est actuellement le plus grand défi dans ce processus ?

Dès le début, nous nous sommes fortement engagés à améliorer la qualité et la transparence de nos données. C’était très important. Mais le défi est désormais le suivant : comment utiliser ces données de manière efficace? Comment tirer les bonnes conclusions pour passer à l’étape suivante et engager réellement nos fournisseurs ?

Et puis, bien sûr, il y a un autre défi : créer un soutien interne. Nous devons sans cesse rappeler à chacun l’importance de la collaboration avec les fournisseurs.

Qu’est-ce qui vous a incité à participer à ce réseau d’apprentissage ?

Le moment était parfait. Nous venions de commencer à nous intéresser sérieusement aux émissions du champ d’application 3, mais nous n’avions que peu de points de départ ou d’expérience sur la manière de procéder. Cette communauté nous a semblé être une excellente occasion d’établir un réseau et d’apprendre d’autres organisations, de voir comment elles abordent la question et de nous y intéresser nous-mêmes.

Quelle session ou quel sujet vous a particulièrement marqué ?

En particulier la session sur l’intelligence artificielle. Je ne m’étais jamais penché sur ce sujet auparavant – il n’était pas du tout dans mon champ d’action. Mais elle m’a ouvert les yeux sur le potentiel qu’offre la technologie pour rendre le journalisme de données plus simple et plus robuste.

« Sans communauté, vous restez souvent dans votre bulle. En s’engageant avec les autres, on acquiert de nouvelles perspectives et de nouvelles idées ».

Le format de la communauté de pratique vous a-t-il aidé dans votre travail quotidien ?

Absolument. Il est beaucoup plus facile d’aller vers les autres. Si vous avez une question ou rencontrez un problème, il est beaucoup plus facile d’appeler ou d’envoyer un message à quelqu’un que vous avez rencontré dans le groupe. Vous pouvez rapidement vérifier comment ils gèrent la situation et en tirer des enseignements pour votre propre organisation. Cela s’est avéré très utile.

Que doivent savoir les autres organisations qui souhaitent s’attaquer aux émissions dans leur chaîne d’approvisionnement ?

Cela commence par deux choses : mesurer – obtenir une image claire de votre empreinte carbone et apprendre avec et des autres. Toute organisation qui a cartographié son empreinte carbone et qui constate que le champ d’application 3 a un impact important ressentira le besoin de faire quelque chose. Cette constatation crée en soi une urgence.

Rejoindre une communauté de pratique est donc une bonne première étape. Sans communauté, vous restez souvent dans votre bulle. En vous engageant avec d’autres, vous obtenez de nouvelles perspectives et de nouvelles idées. Vous découvrez d’autres façons d’aborder le problème et vous vous sentez encouragé à passer à l’action.

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Equans

Equans propose des solutions innovantes et sur-mesure pour améliorer la performance des industries, des bâtiments, des infrastructures de transport et des réseaux. Nos techniciens et ingénieurs fournissent des services de haute qualité dans les domaines de l’électromécanique, du CVC, de la sécurité, de la prévention des incendies, de l’efficacité énergétique et de la numérisation des installations.

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Pluxee Belgium

Pluxee est un partenaire mondial en matière de récompenses et d’engagement des employés, avec des services tels que les chèques-repas, les éco-repas et les chèques-cadeaux. En Belgique, ils aident 2,8 millions de consommateurs, 87.000 entreprises et 45.000 commerçants. Avec 5 000 employés dans 31 pays, Pluxee crée plus d’opportunités pour que les gens puissent profiter de ce qui compte vraiment.

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BergHOFF Belgium

BergHOFF est une marque belge qui apporte du design et de l’innovation à la cuisine dans le monde entier. Avec une passion pour la cuisine et un souci du détail, nous créons des produits abordables qui sont appréciés tant sur le plan esthétique que fonctionnel. Grâce à notre réseau international, BergHOFF transforme chaque expérience culinaire en quelque chose de spécial.

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deSter

deSter est l’un des principaux concepteurs et fabricants de concepts innovants et durables d’emballages alimentaires et de services pour l’aviation, l’hôtellerie et la restauration. Avec plus de 40 ans d’expérience et des sites de production en Belgique, aux États-Unis et en Thaïlande, ils servent des clients dans le monde entier.

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