Steward Owned

Steward-Owned est une organisation belge à but non lucratif qui accélère la steward-ownership comme levier d’une économie tournée vers l’avenir.

Sa mission: aider les entreprises à rester indépendantes et guidées par leur mission.

Activités principales :

  1. Accompagner — soutenir les entreprises qui explorent la transition.
  2. Développer le terrain — événements, création de communauté, dialogue politique.
  3. Centre de connaissances — recherche juridique, cadres de Golden Share, guides open source et documentation de cas.

Et si votre conseil d’administration comprenait vraiment ce qui vous anime ?

En tant que sustainability manager, vous connaissez sans doute ce sentiment. Vous construisez un récit solide, vous avez les données, vous percevez l’urgence, mais quelque part dans l’organisation, le mouvement s’arrête. Non pas par manque de volonté, mais parce qu’il manque un cadre de compréhension commun. Chez Proximus, Catherine Bals et Ben Appel ont constaté que la participation à notre programme pour administrateurs, la Director Climate Journey (DCJ) de Chapter Zero Brussels, a précisément permis de débloquer cette dynamique.

Du reporting à de vraies conversations

Chez Proximus, la durabilité est intégrée dans la stratégie depuis plusieurs années. Mais être ancrée sur le papier ne signifie pas encore être intégrée dans les décisions du quotidien. « Nous étions trop dans le reporting et pas assez dans l’action concrète », reconnaît Catherine. La tension entre pression commerciale à court terme et ambitions à long terme est bien réelle. Offrir une télévision avec un abonnement pour attirer des clients ? Les concurrents le font aussi. Mais est-ce vraiment le bon choix ?

Ces discussions sont plus difficiles qu’il n’y paraît, à moins que les personnes présentes autour de la table ne partagent ce sentiment d’urgence. Quatre membres du conseil d’administration de Proximus ont entre-temps suivi la formation du DCJ. Le résultat ? Les dossiers stratégiques sont désormais systématiquement évalués en fonction de leur impact ESG. Non pas parce qu’ils y sont obligés, mais parce que la demande existe désormais tout simplement. « Certaines discussions ont désormais lieu qui n’auraient jamais eu lieu auparavant », explique Catherine.

Ce que cela vous apporte, en tant que professionnel·le de la durabilité

Ben, responsable des affaires juridiques, de la gestion des risques et des affaires publiques de l’entreprise, décrit cela comme un langage commun : « On n’a plus besoin de convaincre les gens en partant de zéro. La prise de conscience est là. » En tant que responsable du développement durable, vous savez à quel point c’est précieux. On ne se retrouve plus seul à plaider sa cause, mais on sent un soutien, y compris de la part de la direction.

Exemple concret : Proximus investit massivement dans la fibre, une technologie nettement plus économe en énergie que le câble coaxial utilisé par les opérateurs traditionnels. Chaque client qui passe à la fibre contribue donc à réduire la consommation énergétique globale. Pourtant, cet impact positif n’est pas pris en compte dans les indicateurs internes de l’entreprise. « Nous portons l’investissement, sans pour autant en recevoir le crédit. » Mettre ce type d’angles morts structurels sur la table devient plus facile lorsque le conseil d’administration partage les mêmes cadres de référence.

Faites embarquer votre conseil d’administration

Cela vous parle ? Alors le Director Climate Journey de Chapter Zero Brussels est peut-être le maillon manquant. Ce programme phare, que nous organisons au sein de Chapter Zero Brussels, rassemble des dirigeants et des cadres supérieurs autour de la gouvernance climatique en tant que réalité stratégique, et non comme un simple exercice de conformité.

Sensibilisez votre conseil d’administration ou votre direction à cette question et invitez-les à participer à la prochaine édition du « Director Climate Journey ». Car si les dirigeants prennent pleinement conscience de l’urgence de la situation, votre travail n’en sera que plus efficace.

Plus d’informations et inscriptions via info@chapterzerobrussels.be

30 000 fournisseurs, un défi commun

À imec, à Louvain, leader mondial de la recherche en semi-conducteurs, le défi climatique dépasse désormais les frontières de l’organisation pour s’étendre à l’ensemble de sa chaîne de valeur. Depuis le département des achats, Ann-Sophie Vanwinsen développe une approche fondée sur le dialogue actif et des actions ciblées.

imec est à la pointe de l’innovation technologique. En tant que centre de recherche dans l’industrie des semi-conducteurs, avec des clients tels qu’Apple, Microsoft et ASML, il explore chaque jour ce que les puces rendent possible dans notre société : des smartphones aux voitures, jusqu’à des applications qui n’existent pas encore. Comment les rendre plus petites, plus efficaces, tout en étant plus durables ?

« Lorsque nous avons cartographié pour la première fois l’ensemble de nos émissions de scope 3 en 2023, une chose est immédiatement apparue clairement : le véritable défi ne se situait pas en interne. » Plus de 90 % des émissions totales se trouvaient dans la chaîne de valeur. « Rien ne changera dans notre empreinte si nos fournisseurs ne bougent pas avec nous. »

– Ann-Sophie Vanwinsen, Category Buyer chez imec

Une chaîne de valeur difficile à mesurer

« Une grande partie de notre chaîne d’approvisionnement était en réalité une boîte noire », explique Ann-Sophie. Avec des dizaines de milliers de fournisseurs et très peu de données disponibles au niveau des produits, une mesure précise s’est révélée complexe. La première année, un seul fournisseur a fourni une empreinte carbone produit.

Par ailleurs, ces données évoluent en permanence. De nouveaux éclairages, de nouvelles données et une maturité croissante font que les chiffres se déplacent d’une année à l’autre. Ce qui semble être une référence aujourd’hui peut déjà être dépassé demain. Tracer une trajectoire fixe devient dès lors presque paradoxal.

Avec 30 000 fournisseurs, il devient vite évident qu’on ne peut pas mobiliser tout le monde en même temps. « On peut contacter tous ses fournisseurs, mais cela donne rarement des résultats probants. » imec fait donc le choix de se concentrer. Non pas tout le monde à la fois, mais une sélection ciblée : des fournisseurs déjà avancés, des partenaires à fort impact, et des acteurs où le potentiel reste important.

Chez les plus avancés, le levier réside dans l’accélération, apprendre de ce qui fonctionne déjà. Chez les fournisseurs moins matures, il s’agit souvent de revenir aux bases : expliquer, se réunir, définir les premières étapes. « Parfois, il s’agit simplement d’expliquer les scopes 1, 2 et 3. Ou de regarder ensemble par où commencer concrètement. »

Du questionnaire au dialogue

Cette approche implique également une autre manière de travailler. Les questionnaires restent un point de départ nécessaire et offrent une première photographie. Mais ils sont rarement suffisants pour générer de réels progrès. « Beaucoup de fournisseurs renvoient simplement à leur rapport de durabilité, mais cela ne permet pas d’aller jusqu’au niveau du produit. »

La véritable avancée naît dans l’échange. Cela implique aussi de dépasser les interlocuteurs habituels : ne pas se limiter aux équipes commerciales, mais dialoguer avec les personnes directement impliquées dans le fond – équipes durabilité, experts ACV ou responsables énergie. Une fois ces profils autour de la table, la dynamique change.

« Les échanges sont souvent bien plus constructifs qu’on ne pourrait l’imaginer. »

Une base interne solide est indispensable

Cette dynamique externe nécessite également des fondations internes solides. Chez imec, il ne s’agit pas d’un projet annexe. Cela demande du temps, des ressources humaines et des choix clairs. « Ce n’est pas une activité que l’on peut gérer en parallèle dans un fichier Excel. C’est un travail à temps plein. »

Avec le soutien à la fois du Sustainability Director et du directeur des achats, le sujet prend du poids au sein de l’organisation. Cela se traduit concrètement par du temps dédié, des priorités claires et un ancrage structurel du sujet. « Environ la moitié de mon temps est consacrée à la durabilité. C’est ce qui permet de vraiment l’ancrer : planifier des réunions, définir des KPI et suivre les résultats. »

Ne pas attendre des données parfaites

Lorsqu’on demande à Ann-Sophie quel est le principal écueil, sa réponse est toujours la même : « attendre que les données soient parfaites ». Dans un contexte où l’information évolue en permanence, la perfection n’est pas un point de départ réaliste. « La qualité des données ne sera jamais parfaite. Il faut oser commencer avec ce que l’on a. »

C’est pourquoi imec opte délibérément pour une approche 80/20 : avancer par petites étapes, lancer des projets pilotes ciblés, expérimenter et ajuster en continu.

Un réseau au bon moment

C’est précisément à cette phase d’exploration et de tâtonnement que le réseau d’apprentissage Decarbonised Supply Chains de The Shift a croisé la route d’Ann-Sophie. « Je cherchais activement des solutions. Et soudain, il y avait un programme parfaitement aligné avec notre situation du moment. »

Le timing ne pouvait pas être meilleur. Ce qui a suivi n’était pas un parcours de formation classique, mais une série d’échanges ouverts avec des entreprises issues de secteurs très différents :  télécoms, construction, emballage. Des réalités différentes, mais des questions étonnamment similaires.

Dans un groupe restreint, un espace s’est créé pour la sincérité. Sur ce qui ne fonctionne pas encore. Sur les incertitudes. Sur la complexité, parfois, de faire avancer les choses. « On se rend compte que tout le monde fait face aux mêmes obstacles. Cela enlève aussi une partie de la pression. Il y avait quelque chose de presque thérapeutique. En même temps, des exemples concrets, des défis familiers et des points de comparaison aident à nourrir les discussions en interne et à appuyer les choix. »

Et maintenant ?

Aujourd’hui, imec travaille à un plan d’action climatique concret pour le scope 3. Du côté des achats, une grande partie est déjà en place. Mais le parcours reste en mouvement. De nouvelles données continueront d’émerger. Les fournisseurs évolueront davantage, ou prendront du retard. Les attentes des clients et de la réglementation ne feront que croître.

« Le véritable point de bascule ? C’est lorsque les fournisseurs ressentent qu’il y a des conséquences à ne rien faire. Idéalement aussi financières, car ce sont souvent les plus parlantes. La durabilité ne peut plus rester un concept abstrait : elle doit devenir une partie intégrante de notre manière de travailler. C’est, pour moi, le scénario idéal. »

Car au fond, c’est là que réside le cœur du défi. Pas uniquement dans la mesure. Ni dans le reporting. Mais dans la capacité à mettre en mouvement ce qui semble encore, aujourd’hui, hors de portée.

Vous aussi, comme Ann-Sophie, souhaitez-vous vous attaquer à la majeure partie de vos émissions au sein de votre chaîne de valeur ?

The Shift fait tomber les murs et réunit autour de votre table des unusual suspects : des pairs issus d’autres secteurs, des entreprises de référence, des experts et des décideurs publics. Ensemble, nous relevons vos défis de durabilité les plus complexes. Car ensemble, on voit plus loin et on va plus loin. Prêt à rendre votre chaîne d’approvisionnement compatible avec les enjeux climatiques ?

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Entrepreneuriat & Transition (E&T)

Entrepreneuriat & Transition engage les leaders à décider en conscience pour prendre soin de la vie, en se reconnectant à eux-mêmes, aux autres et à la planète. Avec une double mission : mettre en relation des leaders et de créer les conditions propices à l’émergence de dynamiques collectives (rôle de catalyseur / Interagir), où le développement intérieur devient un levier de transformation des organisations au service du vivant (rôle d’organisateur d’expériences / Agir).

E-BIOM

E-BIOM a pour ambition de révéler la puissance stratégique de la biodiversité en la plaçant au cœur des territoires et des Business Model. En combinant un cabinet de consultance et un laboratoire, nous développons une expertise, des outils et des indicateurs scientifiques, pour transformer la biodiversité en leviers d’action adaptés aux exigences réglementaires et stratégiques des entreprises et des pouvoirs publics.

imec asbl

Imec est le principal centre indépendant mondial de recherche et développement en nano électronique. Grâce à la combinaison de talents, d’infrastructures de pointe et d’un vaste réseau de partenaires, imec réalise des avancées vers des micro puces plus petites, plus rapides, plus accessibles et plus durables. En associant la nano technologie aux données et à l’IA, imec développe des applications au service d’un avenir plus intelligent et meilleur.

Adviescentrum Effectief Geven

Effectief Geven est un cabinet de conseil indépendant qui aide les organisations et les particuliers à faire des dons plus efficaces. Par « plus efficace », nous entendons « avec le plus grand impact scientifiquement prouvé par euro ». Nous aidons les entreprises à faire des dons aux organisations caritatives les plus efficaces du moment dans le domaine du climat et de la pauvreté. 100% gratuit et indépendant. Nous nous appuyons sur des recherches récompensées par un prix Nobel et sur 50 000 heures de recherche par an.

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PlantC

PlantC agit dès aujourd’hui en Belgique pour la biodiversité et le climat. Nous invitons entreprises, organisations publiques et citoyens à nous rejoindre grâce à nos services : élaboration de stratégies et plans d’action en biodiversité, renforcement des corridors écologiques par des actions concrètes sur le terrain, soutien de projets ainsi qu’éducation et formation.

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Djapo

Comment aider les enfants et les jeunes à faire face aux défis comme les inégalités sociales et le changement climatique ? Djapo est expert pédagogique et didactique, pionnier et partenaire du développement durable. Nous travaillons avec l’ensemble du monde éducatif et tous ceux qui impliquent les jeunes dans la transition sociétale, afin de les amener à réfléchir, dialoguer et mieux comprendre le monde.

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La VUB s’ouvre à la croissance intérieure

Et si la transition durable commençait par un leadership de l’intérieur ? La House of Sustainable Transitions fait le lien entre le développement personnel et le changement systémique.

Igor Vervoort est une voix inspirée au sein du mouvement pour la durabilité et le coordinateur de la House of Sustainable Transitions (HOST), une plateforme de recherche à la VUB. L’organisation rassemble des chercheurs et des pionniers autour des questions de durabilité, avec un accent particulier sur le rôle de la dimension intérieure dans les processus de transition. Igor a participé à The Inner Shift, le réseau d’apprentissage autour des Inner Development Goals (IDG).

« Vous entendez souvent parler des objectifs de développement durable ou du changement de système. Mais un travail intérieur est également nécessaire – et les IDG fournissent un cadre puissant pour explorer cela ».

D’où vient votre intérêt pour The Inner Shift ?

Dans notre université, le professeur Cathy Macharis – cofondatrice de HOST – avait déjà introduit les Inner Development Goals dans ses cours sur le développement durable. HOST a toujours commencé par une perspective systémique, et c’est à partir de là que l’intérêt pour la dimension intérieure s’est développé. Je connaissais donc déjà superficiellement les IDG, mais je ne les avais pas vraiment explorés en profondeur. Lorsque j’ai vu le programme The Inner Shift, il m’a semblé que c’était le bon moment pour plonger, expérimenter, réfléchir et acquérir des connaissances qui pourraient enrichir notre travail à HOST. Et la perspective de le faire avec d’autres membres engagés de The Shift rendait la chose encore plus attrayante.

Quels sont les thèmes des IDG qui vous ont le plus interpellé personnellement ?

La première session, autour de Being a été particulièrement puissante. Elle portait sur l’ancrage – qui vous êtes, comment vous êtes dans le monde. Ce thème est très pertinent, tant sur le plan personnel que professionnel. Mais la session Collaborating a également touché quelque chose en moi. La collaboration est dans l’ADN de HOST. Il était enrichissant non seulement de discuter de la théorie, mais aussi de faire des exercices ensemble pour rendre cela concret.

Y a-t-il des éléments qui vous ont surpris en cours de route ?

J’ai été positivement surpris par l’attention portée au conseil de groupe. Chaque session commençait par un moment d’ouverture, une courte méditation ou une réflexion. Rien que cela, c’était une application pratique des IDG. Cela créait un espace – et cet espace a vraiment fait la différence.

Que retenez-vous de cette expérience ?

L’ensemble du programme finalement. Chacune des cinq dimensions de l’IDG – Being, Thinking, Relating, Collaborating, Acting – peut contribuer à la façon dont nous travaillons, dont nous nous développons et à ce que nous pouvons faire en tant qu’organisation. Je vois beaucoup de potentiel pour faire encore plus de place à ces dimensions au sein de notre communauté de recherche à la VUB, en particulier pour les jeunes chercheurs et les étudiants. C’est un objectif précieux.

Je suis également fier que nous soyons devenus officiellement un Hub IDG avec HOST – désormais le Hub IDG Brussels House of Sustainable Transitions. Notre objectif est de mettre en pratique le cadre des IDG. Nous avons déjà commencé à le faire par le biais d’un IDG Lab sur la co-création, la connexion et la transformation, ainsi qu’un atelier sur les constellations climatiques pour une transition durable. Et ce n’est que le début – d’autres activités et trajectoires d’apprentissage sont à venir.

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Le leadership régénératif vu par un moine zen

Dans un monde marqué par l’urgence et les crises systémiques, le moine zen Bart Weetjens plaide pour un leadership qui commence par soi-même. Pas de solution miracle, mais une transformation en profondeur.

À The System Shift, nous pensons que les changements significatifs commencent de l’intérieur et se développent grâce à l’apprentissage partagé. Vous souhaitez approfondir ce qui fait de vous un défenseur résilient de la durabilité, au sein de votre organisation et au-delà ?

 

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