La finance comme levier de transformation

Et si l’argent n’était pas une fin en soi, mais un moyen de rapprocher les gens ? Pour Koenraad Belsack, fondateur et co-CEO d’Upgrade Estate, l’entrepreneuriat commence précisément avec cette idée simple.

 

Koenraad Belsack est entrepreneur dans l’âme, animé par la conviction qu’un entrepreneuriat intelligent peut contribuer à résoudre les défis les plus complexes. Pour lui, l’argent n’est pas une fin en soi, mais un levier pour créer du bien-être, du lien et du développement durable.

 

Upgrade Estate développe des concepts de logement pour étudiant·es et jeunes actif·ves qui allient rentabilité et impact social. « Notre mission est de créer du lien entre les personnes. L’immobilier n’est pour nous qu’un décor qui rend cela possible. Nous voulons que toute personne qui franchit nos portes reparte avec le sourire. »

Pour y parvenir, il lui faut une base financière solide. « L’immobilier et l’énergie sont des activités très capitalistiques. C’est pourquoi nous avons choisi un modèle qui implique et relie activement les investisseurs : pour chaque projet, nous créons une société patrimoniale distincte dont les investisseurs immobiliers deviennent actionnaires. Cela les amène à considérer leur investissement d’impact de manière holistique plutôt qu’entité par entité, et à mutualiser non seulement les risques, mais aussi la responsabilité et la satisfaction. Aujourd’hui, nous voyons que d’autres s’inspirent de ce modèle. C’est la preuve que notre impact social va au-delà de notre propre organisation – et ça me réjouit énormément. »

Se tendre un miroir

« Pour chaque partenaire qui nous fournit des services au-delà de 20 000 euros, nous réalisons une Sustainability Due Diligence selon un format développé par la KU Leuven. Les banques y sont également soumises. »

Koenraad insiste sur l’importance de se tenir mutuellement en éveil. « Il faut passer à l’action, partager nos expériences, nous tirer vers le haut. C’est exactement ce que nous faisons avec The System Shift (le réseau d’apprentissage de CEO autour de la transformation systémique, porté par The Shift) : ces moments de miroir, ces réunions où l’on échange vraiment. Nous sommes tous en train de chercher notre chemin. La seule façon d’avancer, c’est de partager. »

Un moment qui l’a particulièrement inspiré est un petit-déjeuner avec l’économiste Kate Raworth, organisé par The Shift. « L’idée de l’économie du donut me fascine profondément. Nous avons donc rendu notre modèle économique circulaire, avec un système de rachat intégré. »

Le millefeuille de règles et une prise de conscience grandissante

La transition ne se fait pas sans obstacles. « La régulite est l’un des plus grands défis, » explique Koenraad. « Notre société est fortement réglementée – et parfois c’est indispensable – mais cela freine aussi l’innovation. Nous faisons face à un véritable millefeuille de normes qui rend de nombreux processus inutilement complexes. Il faut créer de l’espace pour développer de nouveaux modèles dans des cadres qui le permettent réellement. »

Le financement durable commence par la compréhension et la prise de conscience. « Investissez dans la connaissance, » insiste Koenraad. « Comprenez ce que la durabilité signifie vraiment et impliquez l’ensemble de vos parties prenantes. Cela doit être un choix volontaire, partagé par tout le monde et pleinement intégré dans votre manière de travailler. Il y a encore beaucoup trop d’ignorance, y compris au sommet des organisations. »

Quels conseils donner aux entreprises qui souhaitent s’engager dans une transformation systémique ?

« Investissez dans une forêt. Son cycle s’étale sur au moins 80 à 100 ans. Quand vous vous y promenez, vous sentez ce que signifie vraiment le long terme. Et le long terme n’a rien de rébarbatif. »

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Avec The System Shift, vous sortez du business as usual et travaillez, aux côtés de pionniers, d’expert·es et de décideurs, à des solutions pour les plus grands défis économiques.
Prêt·e à ancrer la transformation systémique au cœur de vos activités ?

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Les banques comme alliées de la nature

Comment le secteur financier peut-il renforcer la biodiversité? Dans cet entretien, Ronny Jongen, Senior Impact Manager, montre comment la Banque Triodos met en place la transition vers des investissements positifs pour la nature et ce que cela implique pour les banques et leurs clients.

Ronny Jongen est Senior Impact Manager à la Banque Triodos et travaille depuis 17 ans dans le financement durable. À travers son rôle dans l’immobilier et le crédit, il étudie comment les banques peuvent stimuler la biodiversité – non pas uniquement comme un risque, mais comme une opportunité de restauration de la nature et de valeur sociétale.

Vous accordez une attention particulière à la biodiversité. Comment cela se traduit-il dans votre manière de travailler et d’investir ?

Ronny: La nature et la biodiversité font partie de l’ADN de Triodos Bank depuis sa création en 1980. C’est le prolongement logique de notre mission: financer le changement, mais aussi transformer le monde financier. Finance change, change finance. Lors de chaque demande de crédit, nous analysons d’abord si c’est en phase avec notre mission: quelle est la valeur culturelle, sociale ou écologique du projet?

Notre objectif est d’investir 500 millions d’euros dans des solutions fondées sur la nature d’ici 2030, allant de la restauration de milieux naturels à l’agriculture régénératrice. C’est pour nous un processus d’apprentissage: nous ne sommes pas experts en biodiversité, mais nous voulons devenir spécialistes du financement de la biodiversité. On ouvre la discussion avec nos clients en testant des projets pilotes et de nouveaux outils.

 

Triodos soutient The Biodiversity Shift en tant que flagship partner. Pourquoi était-il important pour vous d’accompagner ce réseau d’apprentissage?

Ronny: Parce que nous avons besoin à la fois de cadre théorique et d’expérience de terrain. Nous constatons que beaucoup d’organisations rencontrent les mêmes questions : comment rendre les actions en faveur de la biodiversité concrètes et applicables dans un contexte opérationnel ? Comment embarquer son management ?

Le réseau réunit des personnes actives sur le terrain, avec la volonté d’apprendre les unes des autres. C’est ce qui nous a convaincus. Cela nous aide aussi à mieux comprendre les obstacles rencontrés par nos clients ou partenaires, et à les soutenir plus efficacement.

 

Quels défis rencontrez-vous lorsque vous accompagnez vos clients vers plus de nature-positivité?

Ronny: Nous avons la responsabilité d’utiliser l’argent des épargnants de manière appropriée, mais ce que signifie « approprié » n’est pas toujours évident. Il nous faut donc des critères clairs pour mesurer, évaluer et rapporter notre impact. Trouver des projets à la fois écologiquement et financièrement durables reste difficile. Nous voulons investir 500 millions d’euros dans la restauration de la nature, mais le secteur a besoin de plusieurs milliards.

Nous examinons aussi comment intégrer davantage la biodiversité dans nos processus décisionnels, pas seulement dans l’octroi de crédit, mais aussi dans nos investissements et même la gestion de nos bâtiments. Nous développons des KPI pour ancrer cela durablement.

Les projets liés à la biodiversité donnent souvent des résultats sur le long terme, tandis que les financements ont généralement une durée plus courte. Cela complique l’engagement des clients et l’intégration de ces projets dans des modèles classiques. De plus, les bénéfices sont collectifs, tandis que les coûts sont individuels. Trouver un équilibre reste donc le plus grand défi.

Pouvez-vous donner un exemple concret?

Ronny: Nous cherchons surtout des projets où l’on peut créer de l’impact à l’échelle. En Belgique, nous soutenons Natuurpunt et Natagora, par exemple dans l’introduction de nature-based solutions dans le Parc de l’Entre-Sambre-et-Meuse, l’un des plus récents parcs nationaux.

La plupart de nos projets se situent toutefois au Royaume-Uni, en Espagne et en France. Au Royaume-Uni, nous finançons notamment Oxygen Conservation, une organisation qui rachète et restaure de grandes zones naturelles en reboisant, en protégeant les tourbières et en développant l’écotourisme. Ensemble, nous avons développé un modèle où le remboursement du financement est lié aux revenus générés par la restauration des écosystèmes.

Ce sont des projets à échelle modeste, mais porteurs de sens: ils montrent que la restauration de la nature peut être économiquement viable tout en créant de la valeur pour la société.

 

Les clients sont-ils prêts à franchir ce pas?

Ronny : Dans l’immobilier, il y a deux types de personnes : les convaincus et ceux qui ne connaissent pas grand-chose au sujet. Les premiers sont souvent déjà présents dans des programmes tels que Le tournant de la biodiversité. Les seconds ne réalisent pas toujours qu’investir dans la durabilité est également rentable d’un point de vue économique. Les bâtiments durables sont moins inoccupés, ont une valeur plus élevée et attirent plus facilement les jeunes talents.

Nous les accompagnons notamment en assouplissant parfois le loan-to-value et en fixant des exigences minimales: si les investissements durables promis ne sont pas réalisés, nous ne finançons pas le reste du projet.

Qu’en est-il des autres secteurs?

Ronny: Dans l’agriculture, les choses bougent également. D’ici 2026, nous attendons davantage de lignes directrices pour ce secteur. Même dans le secteur du cinéma, nous posons des questions d’impact : peut-on tourner localement, réduire les transports, proposer une restauration végétarienne ? Ce sont de petits gestes, mais ils font réfléchir.

Qu’est-ce qui vous motive personnellement à travailler sur la biodiversité ?

Ronny: J’aime voir comment le lien entre économie et écologie devient de plus en plus clair. Un écosystème sain est aussi la base d’une économie saine. Nous voulons montrer qu’il est possible de faire évoluer les flux financiers, non pas vers la dégradation de la nature, mais vers sa restauration.

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Carmeuse mise sur la biodiversité

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La biodiversité à tous les niveaux

Chez Vandemoortele, Laura Iacobelli, responsable du développement durable, travaille sur une chaîne qui respecte la nature. Il n’y a pas d’initiatives distinctes, mais une stratégie bien pensée qui établit un lien entre l’entreprise et la biodiversité.

Avec The Biodiversity Shift, vous inscrivez la restauration de la nature à l’ordre du jour de votre entreprise, au cœur même de vos activités. Pas à pas. Êtes-vous prêt à passer à une stratégie solide en matière de biodiversité, avec des idées, une collaboration et un impact politique pour une économie respectueuse de la nature ?

 

 

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Renewi

Renewi est une entreprise pionnière du waste-to-product dont la mission est de donner une nouvelle vie aux matériaux usagés. Elle joue ainsi un rôle clé face à la raréfaction des ressources et contribue à un monde plus propre. Renewi relie aussi les acteurs de l’économie circulaire pour développer ensemble des solutions innovantes et aide ses partenaires et clients à concrétiser leurs ambitions durables.

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Agendi

Agendi est un cabinet de conseil stratégique en climat et durabilité. Grâce à une équipe pluridisciplinaire d’experts, nous accompagnons les organisations dans la définition, la mise en oeuvre et l’optimisation de leurs stratégies ESG, en transformant leurs ambitions en leviers concrets de performance, d’impact positif pour la société et la planète, et de résilience durable.

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Larcier-Intersentia, membre du Groupe Lefebvre Sarrut, est un partenaire de référence dans les domaines juridique et fiscal en Belgique et au Luxembourg. Nous fournissons des solutions éditoriales, logicielles et des formations pour simplifier le quotidien des professionnels. Notre mission : « Enable knowledge », pour accompagner nos clients et les aider à relever les défis de leur profession.

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Wilfred.Works

Nous concevons, installons et entretenons des solutions réseau et de sécurité qui offrent la tranquillité d’esprit, dans le respect des personnes, de l’environnement et de la société. En privilégiant des matériaux durables, une collaboration équitable et une communication transparente, nous bâtissons des relations durables et un avenir meilleur. Nous remettons les normes en question, réfléchissons avec nos clients et proposons des solutions qui font vraiment la différence.

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SPIE Belgium

SPIE Belgium, filiale du groupe SPIE, leader européen indépendant des services multi-techniques, propose un service de proximité et une offre diversifiée à ses clients des secteurs de l’industrie, du tertiaire et des infrastructures. Avec 1 500 collaborateurs et 12 Business Units, répartis sur 13 sites en Belgique et 1 au Luxembourg, SPIE Belgium est un intégrateur de solutions et de services dans les domaines du génie électrique, mécanique et climatique, de l’énergie et des réseaux de communication.

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Lidl Belgium

Lidl Belgique et Luxembourg veut être le premier choix des clients, collaborateurs et partenaires. Les clients y trouvent rapidement tout ce qu’il leur faut. Les collaborateurs ont des opportunités d’évolution au sein d’une équipe soudée. Avec ses partenaires, Lidl mise sur une croissance durable et une réussite partagée.

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Airscan

Airscan est le leader du marché belge dans le domaine de la mesure de la qualité de l’air. Grâce à des capteurs intelligents et à des analyses basées sur l’IA, elle aide les écoles, les entreprises et les gouvernements à rendre les environnements intérieurs et extérieurs plus sains. Airscan utilise la technologie pour rendre la qualité de l’air visible et contribuer ainsi à un environnement de vie et de travail plus sain.

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